Quatrième séance du cycle de conférences sur le vitrail Peintres et peintres sur verre en dialogue
Les documents graphiques dans les ateliers de vitraux au XIXe siècle
Par Jean-François Luneau
L’exécution d’un vitrail nécessite l’élaboration d’au moins deux dessins : l’un de petit format, appelé la maquette, et l’autre, à la taille de l’œuvre finale, dénommé le carton. On conserve de tels dessins pour les époques anciennes, et ils ont aussi laissé des traces dans les archives. À l’époque contemporaine, l’usage de ces documents graphiques ne se dément pas : ils sont utilisés dès le début du XIXe siècle par l’atelier de vitrail de la manufacture de Sèvres (entre 1825 et 1852) mais on les rencontre partout en France et sur tout le siècle, dans les archives des grands ateliers, comme par exemple celui de Thibaud, Desgranges, Gaudin et Baratte (actifs de 1836 à 1940). Ces œuvres sont riches d’informations et nous aident à comprendre le vitrail. Cependant, elles ne disent pas tout, et il faut parfois s’appuyer sur d’autres sources pour appréhender les parts respectives du peintre cartonnier et du peintre verrier dans le résultat final du processus de création.
En application avec les mesures prises dans le cadre du plan VIGIPIRAT nous vous rappelons que l'introduction de tout bagage (valises, y compris format « cabine » et sacs de grande contenance) est désormais interdite dans la galerie Colbert. En vous remerciant pour votre compréhension.