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Évêché d’Autun (Saône-et-Loire) 2025. Rapport d’opération archéologique - Fouille programmée

Rapport
2025
Camilla Cannoni. Évêché d’Autun (Saône-et-Loire) 2025. Rapport d’opération archéologique - Fouille programmée. Ministère de la Culture - Direction générale des patrimoines et de l’architecture et DRAC / SRA / CRMH Bourgogne-Franche-Comté. 2025. ⟨halshs-05637250⟩
La fouille programmée sur le site de l’Évêché d’Autun s’est déroulée du 17 juin au 11 juillet 2025. Elle fait suite à l’étude archéologique du bâti de l’édifice, qui a mis en évidence les phases de construction du palais épiscopal médiéval. Les explorations du sous-sol ont été menées dans les jardins de l’Évêché, en correspondance avec les bâtiments disparus de l’aile nord. La fouille a été réalisée par une équipe d’étudiants et de doctorants de Sorbonne Université, dirigée par Camilla Cannoni (IE Sorbonne Université – UMR 8150 Centre André-Chastel). Le sondage de 28 m² a été conduit dans le but de préparer une opération archéologique programmée pluriannuelle. Il a permis d’appréhender la stratigraphie du secteur, avec la mise au jour de structures antérieures au palais de l’évêque, de niveaux appartenant à la demeure épiscopale et de couches correspondant à la démolition du bâtiment. Les observations effectuées au cours de l’opération ont révélé la présence d’une cour dallée extérieure, qui pourrait être associée à une grande demeure du IIIe siècle, déjà connue par les fouilles de la cour du Chapitre, située à une vingtaine de mètres à l’ouest de l’Évêché. Les niveaux de l’Antiquité tardive sont marqués par la succession de sols en mortier. La taille réduite du secteur n’a pas permis de déterminer les structures en relation avec ces sols ni leur rapport avec l’enceinte réduite, située à moins de 10 m à l’est du sondage et édifiée à la fin du IVe siècle. Les occupations du VIe à la première moitié du IXe siècle se composent de maçonneries dont l’appréhension demeure partielle à ce stade des connaissances. Dans la deuxième moitié du IXe siècle, le secteur est occupé par des activités artisanales, dont un atelier de verriers probablement en rapport avec un chantier de construction du palais épiscopal ou de la cathédrale Saint-Nazaire, située à proximité immédiate. Ces activités artisanales sont abandonnées au profit de la construction d’un grand bâtiment qui connaît plusieurs phases d’occupation entre le milieu du Xe et le XIIIe siècle. À la fin du XIIIe siècle, la construction d’un grand corps de logis – bien identifié par l’analyse archéologique des élévations conservées – reprend l’ancienne structure en fondation. La démolition de cet édifice du second Moyen Âge semble intervenir au XVIIIe siècle ; toutefois, les nombreux décaissements de l’époque moderne et contemporaine ont provoqué un hiatus stratigraphique et fait disparaître les niveaux entre la fin du Moyen Âge et le début du XXe siècle. Des vestiges des matériaux de construction (éléments lapidaires, briques, tuiles, carreaux de pavement, etc.) du corps de bâtiment nord du palais épiscopal sont contenus dans un épais niveau de remblai scellant la démolition du bâtiment médiéval. Les niveaux contemporains sont marqués par les tranchées creusées lors des travaux de restauration de 1943-1946.
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