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Pierre-Benoît Marcion (1769-1840) ébéniste : sa vie, son œuvre

Thèse

Résumé

  • Pierre-Benoît Marcion est né à Paris en 1769 d'un père marchand-fripier. En 1798 il fait passer de la réclame pour le transfert de son atelier-magasin « Aux égyptiens » et offre un important choix de meubles en acajou ornés de bronzes dorés. Sa première commande officielle est très importante, puisqu'en 1801 il livre 82 chaises en acajou décorées d'incrustations au Sénat Conservateur. À partir de 1805 il fournit régulièrement le Garde-meuble impérial et devient ainsi un des principaux ébénistes travaillant pour Napoléon, le second après Jacob-Desmalter. Ses commandes intéressent le Petit Trianon, le Palais des Tuileries, celui de Saint-Cloud, de Fontainebleau et de Laeken. Outre les sièges Marcion produit aussi des commodes, des secrétaires, des bibliothèques, des consoles, des bureaux, des lavabos pour l'Empereur... Les commandes vont devenir très significatives à partir de 1808, principalement pour les Trianon, les Palais de Compiègne et de Fontainebleau, en 1813 pour Monte Cavallo à Rome. Puis les affaires devenant difficiles il n'aura plus que de petites commandes (Rambouillet et Compiègne). À l'occasion de l'évaluation de son stock en 1816, le vérificateur du Garde-meuble écrit que ses meubles « réunissent à la fois la qualité parfaite des matériaux au fini de la confection, à la régularité des proportions… Mr. Marcion est un des ébénistes de Paris qui fait établir des meubles avec le plus de perfection... ». Il convient aussi de rajouter la parfaite maîtrise de ses sculptures et de ses bronzes dorés. En 1817 il cesse son activité et se retire à Château-Thierry, où il possède deux propriétés. Au décès de son épouse il retourne à Paris ; il y meurt en mai 1840.

Pierre-Benoît Marcion (1769-1840), cabinet-maker, his life and works

  • Pierre-Benoît Marcion was born in Paris in 1769, where his father was a marchand-fripier (dealer in old clothes and furniture). In 1798, he advertised his move to premises called “Aux Égyptiens”, where he displayed an important range of pieces in mahogany, richly decorated with ormolu mounts. His first official commission was very substantial, as in 1801 he delivered eighty-two inlaid mahogany chairs to the Sénat Conservateur. After 1805, he regularly supplied the Imperial Garde-meuble, becoming one of the main cabinet-makers of Napoleon, after Jacob-Desmalter. His commissions were for the Petit Trianon, the Tuileries, Saint-Cloud, Fontainebleau and Laeken. Besides chairs, Marcion made chests of drawers, writing desks, bookcases, bracket tables, desks and washstands for the Emperor... Commissions became even more significant after 1808, mainly for the two Trianon as well as the palaces of Compiègne and Fontainebleau, then in 1813 for Monte Cavallo in Rome. Later, business became difficult and he only had minor orders (for Rambouillet and Compiègne). When his stock was appraised in 1816, the Garde-meuble inspector wrote that his furniture "was not only made of top quality materials, but highly finished and of harmonious proportions ... Mr. Marcion is one of the Paris cabinet-makers who build pieces of furniture with most perfection... " It should also be noted that he mastered perfectly chased and fire-gilt bronzes. In 1817 he gave up furniture-making and retired to Château-Thierry where he owned two estates. Upon his wife's demise he came back to Paris, where he died in May 1840.

Jury

  • Dominique Poulot (président)
  • Daniel Alcouffe
  • Bernard Chevallier
  • Bruno Foucart
  • Denise Ledoux-Lebard
  • François Robichon.