Aller au contenu principal Aller au menu Aller à la recherche

AddToAny share buttons

Soutenance de thèse d'Emeline Houssard

Soutenance
Hôtel d'Albret (31 rue des Francs-Bourgeois 75004 Paris), en salle Jean Musy

Emeline Houssard soutiendra sa thèse de doctorat Marchés couverts de quartier et fabrique urbaine (1936-1998). L’autre versant d’une typologie européenne : Barcelone, Berlin, Paris, Rome,

préparée sous la direction de Jean-Baptiste MINNAERT, Professeur d’histoire de l’art contemporain, Sorbonne Université

Composition du jury :

  • Monsieur Jean-Baptiste MINNAERT, Sorbonne Université LLSHS (Lettres, Langues, Sciences Humaines et Sociales), Directeur de thèse
  • Madame Elke MITTMANN, École Nationale Supérieure d'Architecture et de Paysage de Lille - Université de Lille, Rapporteure
  • Monsieur  Esteban CASTAÑER MUÑOZ, Université de Perpignan Via Domitia, Rapporteur
  • Madame Meredith TENHOOR, Institut Pratt, Examinatrice
  • Monsieur  Simon TEXIER, Université de Picardie Jules Verne, Examinateur

Résumé : 
Cette synthèse offre une première lecture d’une période jusqu’alors délaissée de l’histoire des marchés couverts en Europe : celle de la seconde moitié du XXe siècle. En dépit d’une marginalisation théorique et d’une éclipse apparente dues à l’essor du libre-service et notamment des supermarchés et des centres commerciaux, l’analyse comparée de cette typologie entre Barcelone, Berlin, Paris et Rome révèle la planification et la mise en œuvre de réseaux de marchés de détail par les autorités locales, mais également par des initiatives privées. Appuyée par l’analyse des revues spécialisées de la période, cette thèse reconstitue une production architecturale féconde, conjuguant des expérimentations fonctionnalistes faisant la part belle aux édifices plurifonctionnels, des phénomènes d’hybridation avec les nouvelles typologies commerciales et des réinventions de formes et de motifs hérités du XIXe siècle. Entre 1936 et 1998, le développement des marchés couverts reflète un double mouvement, caractérisé par leur intégration dans les politiques de reconstruction et de rénovation urbaine d’après-guerre, puis par la revalorisation patrimoniale des marchés anciens à partir des années 1970, alors que l’opposition populaire à leur démolition encourage des programmes de réhabilitation et de reconversion. En définitive, loin d’une disparition, l’histoire des marchés couverts connaît dans ces années une succession de réinventions, révélatrice des mutations de la ville européenne et des pratiques de consommation dans la seconde moitié du XXe siècle.

Merci de confirmer votre présence avant le 20 novembre au plus tard à : emeline [dot] houssardatgmail [dot] com (emeline[dot]houssard[at]gmail[dot]com)