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2026
Marie Savoldelli. Une introduction du XXe siècle "sur la pointe des pieds " : les vitraux de Jacques Le Chevallier (1952-1967). Revue de l'Art, 2026, 228/2025, pp.34-47. ⟨hal-05745315⟩
Entre 1951 et 1967, est repris le projet de création de vitraux dans les fenêtres hautes de la nef de Notre-Dame qui a débuté dans les années 30 et a été arrêté par la Seconde Guerre mondiale. Les débats entre les partisans de la conservation des vitraux du XIXe siècle et ceux qui souhaitent de nouveaux vitraux vont finalement se cristalliser autour du sujet de la création de vitraux figuratifs ou de verrières ornementales. Le peintre verrier Jacques Le Chevallier s’adapte en fonction des échanges qui ont lieu au sein de la Commission des Monuments historiques ; il s’épuise pendant dix ans à proposer des projets de vitraux à personnages, avant que le parti pris non figuratif ne l’emporte. Le peintre verrier doit alors imaginer des vitraux géométriques, désignés ensuite comme des grisailles colorées, puis considérées à la fin du chantier comme des verrières non figuratives modernes inspirées du modèle médiéval. Ces vitraux qui se voulaient discrets, constituent désormais un jalon essentiel dans l’histoire de l’art du vitrail de la seconde moitié du XXe siècle et de l’insertion de l’art contemporain dans les édifices anciens.