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Carte-adresse et autres estampes volantes : une rhétorique visuelle du commerce au XVIIIe siècle

Chapitre d’ouvrage
A paraître
Défendin Détard. Carte-adresse et autres estampes volantes : une rhétorique visuelle du commerce au XVIIIe siècle. Maxime Bray, Défendin Détard, Clémence Pau, Jean Potel. Le commerce et ses représentations. L'activité marchande dans les arts et l'architecture aux XVIIe et XVIIIe siècles, GRHAM, In press. ⟨hal-05664009⟩
L’essor de la société de consommation au XVIIIe siècle et le développement des « choses banales » (D. Roche, 1997) sur le marché parisien encouragent les marchands à faire publicité de leur commerce par le biais de l’image. Si le sens actuel de ce terme ne rentre dans le dictionnaire de l’Académie française qu’en 1878 au sens d’ « annonce par les journaux, les affiches, les prospectus », le mot est utilisé au XVIIIe siècle pour qualifier ce qui est rendu public. Parler de publicité paraît donc encore anachronique pour le XVIIIe siècle. Pourtant, les marchands parisiens s’appuient sur le pouvoir de l’image pour faire connaître leurs activités. Au-delà de l’enseigne réglementée à Paris en 1761 par le lieutenant-général de police Sartine, les commerces sont connus par les cartes-adresse et les entêtes de facture. Au Royaume-Uni, le Centre for Ephemera Studies de l’université de Reading (créé en 1993) et Waddesdon Manor ont développé des partenariats pour l’étude des cartes adresses notamment. En effet, de nombreux d’imprimés existent au Royaume-Uni . Cependant, en France, les fonds semblent dispersés entre les archives nationales de Paris (série T, commerce et publicité au XVIIIe siècle), des fonds isolés dans différentes archives départementales et des fonds de musées à Paris (MAD, Carnavalet) ou en province. Cet article propose donc de mener une analyse de certaines carte-adresse présentes dans les fonds français parmi un corpus d'une centaine de cas.
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