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Japonisme et architecture moderne

Qui a parlé de Boogie Woogie ?
Photographie par Robert Damora avant 1963. Détail de Piet Mondrian, Victory Boogie Woogie, 1942-1944
Conférence
INHA, galerie Colbert, auditorium Jacqueline-Lichtenstein, 2 rue Vivienne, 75002 Paris

Conférence de Jean-Sébastien Cluzel

dans le cadre des événements organisés par l'INHA à l'occasion des Journées européennes du patrimoine.

Quels sont les liens entre l’œuvre inachevée de Piet Mondrian, Victory Boogie Woogie (1942-1944), et la photographie d’architecture japonaise et japonisante d’après-guerre ?
Dès le milieu des années 1950, critiques et photographes relient volontiers la peinture de Mondrian avec l’architecture japonaise moderne et certains historiens iront jusqu’à soutenir que Mondrian aurait lui-même été influencé par l’architecture japonaise traditionnelle…
Ces associations puissantes ont concouru au rapprochement de la modernité architecturale de l’Occident avec celle du Japon. Elles sont également un pilier de la survivance du japonisme architectural, autrement dit un pilier du néo-japonisme qui se développe après-guerre. Or cette relation entre l’abstraction de Mondrian et l’esthétique de l’architecture japonaise se perçoit peu dans l’architecture, mais plutôt dans la photographie d’architecture.
Cette conférence, qui pose un regard oblique sur Mondrian, interrogera les œuvres des plus grands photographes d’architecture japonais et américains pour expliquer les mécanismes de la japonisation du monde architectural entre 1945 et 1985.

Entrée libre, dans la limite des places disponibles