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Histoires croisées de nostalgies

Les références préhispaniques dans les Expositions Universelles parisiennes, 1855 à 1937
Francisco Laso (1823-1869), Habitantes de las cordilleras del Peru, 1855, huile sur toile, 138x88cm, Pinacoteca Municipal Ignacio Merino, Lima
Conférence
Maison de la recherche, 28 rue Serpente, 75006 Paris

Conférence d'Élodie Vaudry
Histoires croisées de nostalgies. Les références préhispaniques dans les Expositions Universelles parisiennes, 1855 à 1937

Résumé : Pourquoi centrer mon propos par le concept de nostalgie ? Parce qu’à la lecture d’études sur les Expositions Universelles, le terme revient régulièrement, trop, pour ne pas être pas pris en compte. Ce leitmotiv sémantique s’explique facilement : les Expositions Universelles, quoique temporaires, produisent des espaces de tension entre le local, le national et l’international : des acteurs, des objets et des aspirations s’y rencontrent et partagent, simultanément, plusieurs temporalités. Cette synchronicité est particulièrement mise en lumière dans l’étude des pavillons latino-américains à Paris, de 1855 à 1937. Les références précolombiennes y étaient théâtralisées dans les artefacts, les architectures, les peintures, les sculptures ou encore les mythes ; le passé précolonial y était homogénéisé – les sources aztèques jouxtaient les sources incas –, altérité pour les uns, il était à soi pour les autres, mais il représentait surtout une zone de contact avec les autres passés européens et orientaux. 

Directrice de l'événement : Carole Talon-Hugon