Aller au contenu principal Aller au menu Aller à la recherche

AddToAny share buttons

Joaquín Ferrer

Transculturations artistiques
Joaquín Ferrer, Il était une fois une alouette-vertige, 1971, 120 x120 cm, huile sur toile. Photo Suzanne Nagy
Journée d'études
Maison de l’Amérique latine 217 bd Saint-Germain 75007 Paris

PROGRAMME

Lundi 12 octobre 2026

Matinée

  • 9h30 Accueil et ouverture
    Olivier Belin, Julia Drost, Anne Husson et Élodie Vaudry

    Modération : Élodie Vaudry, Sorbonne Université
  • 10h Dominique de Font-Réaulx, Sorbonne Université
    Exils et création
  • 10h45 Rafael Pedemonte, Université d’Anvers
    André Breton, médiateur culturel : réseaux et rapprochements avec « le monde encore habitable » (1939-1945)
  • 11h30 Pause
  • 11h45 Nicolas Surlapierre, MAC VAL
    L’abécédaire VERTIGE : Joaquín Ferrer en 7 lettres à peu de choses près
  • 12h30 Pause Déjeuner

Après-midi

Modération : Julia Drost, DFK Paris

  • 14h30 Michèle Dalmace, Université Bordeaux Montaigne
    Arts visuels de la Caraïbe et Surréalisme : une connexion entre Joaquín Ferrer et Iván Tovar ?
  • 15h15 Sol María Jait, ENS Lyon
    Survivances et déplacements du merveilleux surréaliste : photomontage et écriture chez Stern et Cortázar
  • 16h Pause

Modération : Olivier Belin, Sorbonne Université

  • 16h15 Armando Valdés-Zamora, MCF-HDR à l’Université Paris-Est Créteil (UPEC)
    Déplier l’infini : abstraction, insularité et épistémologie de l’exil chez Joaquín Ferrer
  • 17h Lili Gay, Université Paris 1, Panthéon-Sorbonne
    L’atelier de Ferrer : entre créativité, réseaux et mémoire
  • 17h45 Clôture

Joaquín Ferrer. Transculturations artistiques

En 1940, l’anthropologue cubain Fernando Ortiz publiait son ouvrage Contrapunto cubano del tabaco y el azúcar dans lequel il analyse la « transculturation » de l’identité des Cubains au regard de l’Afrique.
Cette journée d’étude propose de tisser le fil de cette transculturation cubaine sous le prisme de l’artiste peintre Joaquín Ferrer. Né à Cuba en 1928, il décide de rejoindre la France en 1959 où il sera naturalisé en 1979. Son exil et la nostalgie de son île ont traversé, avec des degrés variés, une partie de sa production ; il croquait ses souvenirs cubains, notamment ses échanges avec Wifredo Lam et cultivait, à Paris, ses amitiés concitoyennes avec les artistes Agustín Cardenas et Jorge Camacho. Tout au long de sa carrière, le peintre développait un réseau transdisciplinaire avec des poètes comme Alain Bosquet, Lionel Ray, Henri Michaux ou encore Claude Esteban, avec des artistes surréalistes comme Miró, Max Ernst ou encore l’inclassable Roberto Matta. Ses toiles ont été exposées au musée d’art moderne de Paris, à la Galerie du Dragon, mais aussi au Point Cardinal, à la galerie de Seine, à la Galleria Continua ou encore à la galerie Albert Loeb pour ne citer que des exemples parisiens. Ses œuvres voyagent en Allemagne, en Italie, au Danemark, en Belgique, en Suisse, aux États-Unis et bien évidemment en Amérique latine. Son atelier, sa collection et sa bibliothèque se font le reflet de ce dialogue avec des cultures extra-européennes et vernaculaires, dans un univers peuplé d’objets africains, asiatiques, latino-américains ou encore du folklore français.
Se réunir autour de l’étude de l’œuvre et de la figure de Joaquín Ferrer revient donc à étudier un réseau de marchands, de commissaires, d’intellectuels, d’écrivains et d’artistes sur la scène artistique européenne, pendant plus de 60 ans. Nombre de personnalités de la sphère de Joaquín Ferrer restent encore peu connues des spécialistes alors même qu’elles pourraient nourrir les travaux en sciences humaines, dans une perspective plus large. L’« identité-rhizome » de Joaquín Ferrer nous conduit, justement par ces connexions horizontales, sur la trame ortizienne de la transculturation ; elle nous
invite à prendre de la hauteur pour interroger plus largement la place des artistes latino-américains dans le discours artistique et littéraire de l’Europe, voire même questionner les notions de modernité, d’art contemporain européen et d’hybridité comme processus de réarticulation des cultures sous la triple focale transatlantique : Amérique latine, Afrique, Europe.

INSTITUTIONS ORGANISATRICES :
Centre allemand d’histoire de l’art (DFK Paris)
Sorbonne Université
Maison de l’Amérique latine, Paris
ORGANISATION :
Olivier Belin (Sorbonne Université)
Julia Drost (DFK Paris)
Anne Husson (ancienne directrice culturelle
de la Maison de l’Amérique latine, Paris)
Élodie Vaudry (Sorbonne Université)