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Soutenance de thèse d'Élodie Vaysse

Sébastien Bourdon (1616-1671), Le Crucifiement de saint Pierre, 1643. Huile sur toile, 360 x 260 cm. Paris, cathédrale Notre-Dame. Cliché : Wikimedia Commons, CC0
Thesis defense
13th December 2025 from 14:00 pm to 18:00 pm
Galerie Colbert (INHA), Salle Ingres (2e étage), 2 rue Vivienne ou 6 rue des Petits-Champs, 75002 Paris

Élodie Vaysse soutiendra sa thèse de doctorat Une peinture protestante ? Les peintres réformés à Paris sous le régime de l'édit (1600-1685)

préparée sous la direction du professeur Alain Mérot (Sorbonne Université)

Composition du jury :

  • Monsieur Alain Mérot, professeur émérite, Sorbonne Université, directeur de thèse
  • Monsieur Didier Boisson, professeur des universités, Université d’Angers, rapporteur
  • Madame Christine Gouzi, professeure des universités, Sorbonne Université
  • Madame Gaëtane Maës, professeure des universités, Université de Lille, rapporteur
  • Madame Béatrice Sarrazin, conservatrice générale du patrimoine, musée national des châteaux de Versailles et de Trianon
  • Monsieur Mickaël Szanto, maître de conférences, Sorbonne Université

Résumé

Entre la fin des guerres de religion et la Révocation de l’édit de Nantes, en 1685, un peu moins de deux cents peintres protestants vivent et travaillent à Paris, certains seulement de passage, d’autres pour leur carrière tout entière. Membres d’une communauté réformée comptant 7 000 à 8 000 membres, ils fréquentent le temple de Charenton, seul lieu de culte autorisé aux abords de la capitale, et vivent parmi une population d’environ 400 000 catholiques. Cette thèse étudie les conséquences de leur appartenance religieuse sur l’exercice de leur métier de peintre : variables selon les individus, leurs comportements les rapprochent tantôt des autres protestants, tantôt des artistes catholiques. Sur le plan matériel, nombre d’entre eux semblent se distinguer par une certaine aisance et une tendance facilitée à se déplacer dans le royaume, voire en Europe, et à y établir des liens, notamment marchands. Leur attachement au protestantisme est variable, mais extrêmement fort chez certains : si tous font l’expérience de la mixité confessionnelle dans leur vie quotidienne, quitter la communauté demeure un acte décisif, aux conséquences importantes. Une petite élite travaille régulièrement pour le roi, y compris dans les mois précédant la Révocation de l’édit de Nantes, et rejoint les institutions qu’il protège, comme l’Académie royale de peinture et de sculpture. Enfin, le protestantisme peut agir, marginalement, sur la production picturale des artistes, et notamment sur le choix de leur genre de spécialité en compliquant l’accès aux grandes commandes catholiques, à la fois prestigieuses et rémunératrices. En ce sens, il existe bien à Paris une forme de « peinture protestante » pendant tout le temps d’application de l’édit de Nantes. 

Entrée libre, dans la mesure des places disponibles