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Soutenance de thèse de Clément Bassole

[Recueil]. Portrait de Marcel Aubert, archiviste paléographe (1884-1962) (détail), 1934 (?), photographie, Paris Bibliothèque national de France, département des Estampes et de la Photographie, N-2 (Aubert, Marcel), DC 78484
© Gallica
Thesis defense
23rd October 2026 from 14:00 pm to 18:00 pm
Galerie Colbert (INHA), salle Walter-Benjamin (rez-de-chaussée), 2 rue Vivienne ou 6 rue des Petits Champs, 75002 Paris

Clément Bassole soutiendra sa thèse de doctorat intitulée Marcel Aubert, conservateur et historien de l'art (1884-1962),
préparée sous la direction de Barthélémy Jobert.

Composition du jury

  • Barbillon, Claire, Professeure, université de Poitiers, Directrice de l’École du Louvre
  • Passini, Michela, Chercheure CNRS, Institut d'histoire moderne et contemporaine
  • Poulot, Dominique, Professeur émérite, université Paris 1 Panthéon-Sorbonne
  • Saint-Martin, Isabelle, Directrice d’études, École Pratique des Hautes Études (Rapporteur)
  • Timbert, Arnaud, Professeur, université de Picardie Jules Verne (Rapporteur)

Résumé

Surnommé « le Pape de l’histoire de l’art » par ses contemporains, Marcel Aubert, né en 1884 et mort en 1962, occupe une place tout à fait à part dans l’historiographie. Pourtant, si ce brillant disciple de Robert de Lasteyrie et d’Émile Mâle a brigué tous les honneurs de son vivant et a occupé́ de nombreuses fonctions dans plusieurs institutions prestigieuses (Bibliothèque nationale de France, musée du Louvre, École des chartes), son nom est progressivement tombé dans l’oubli. Plus qu’un simple essai de réhabilitation historique, cette thèse de doctorat, s’inscrivant dans la tradition encore récente des monographies consacrées à des figures titulaires de la discipline, vise ainsi à retracer les principales étapes de l’itinéraire intellectuel de Marcel Aubert, à en dégager les moments particulièrement saillants et à montrer, tout comme Ernst Gombrich l’a fait pour Aby Warburg, comment tous les éléments de sa pensée ont fini par « s’ajuster ». Au croisement de l’histoire culturelle et de l’histoire des idées, cette « biographie intellectuelle » ne saurait toutefois être considérée comme une fin en soi et constitue, à cet égard, le point de départ d’une réflexion beaucoup plus large sur l’histoire de l’histoire de l’art et sur la réception et la théorisation de l’art médiéval dans l’entre-deux-guerres en France, mais aussi aux États-Unis, où Aubert enseignera pendant près de vingt ans avec Henri Focillon. Cherchant à réévaluer le rôle joué par les archéologues de l’École des chartes dans le développement de l’historiographie de l’art médiéval du dernier quart du XIXe siècle et de la première moitié du XXe siècle, cette étude accorde également une attention particulière au Corpus Vitrearum, dont l’histoire restait encore à écrire, ainsi qu’à l’Inventaire général, sorte de « pièce maîtresse » dans la carrière si riche de Marcel Aubert.

Si vous souhaitez assister à la soutenance, il est recommandé de prévenir en envoyant un courriel à clementbassoleatoutlook [dot] fr (clementbassole[at]outlook[dot]fr)